Presse Mond.
Le dimanche 30 mars 2025, Abdelkader Belliraj, qui purgeait une peine de prison à perpétuité à la prison de Loudaya à Marrakech, a été libéré dans le cadre d’une grâce royale accordée à l’occasion de l’Aïd el-Fitr. La grâce a concerné 1 533 personnes, dont 31 condamnées pour terrorisme et extrémisme.
Belliraj a été arrêté en 2009 dans le cadre de ce qui était alors connu sous le nom de « Cellule Belliraj », un groupe d’individus reconnus coupables d’avoir planifié des attaques au Maroc, ainsi que de soupçons de blanchiment d’argent et de trafic d’armes. Le procès a abouti à des peines sévères, le tribunal l’ayant condamné à la réclusion à perpétuité, tandis que les autres accusés ont été condamnés à des peines allant de la réclusion à perpétuité à de longues peines de prison.
L’affaire a suscité une vaste controverse dans les milieux politiques et des droits de l’homme, en particulier après la libération en 2011 de certains détenus dans cette affaire, dont Maainain Al-Abdallah, Abdelhafidh Al-Seriti, Mustafa Al-Moatassim et Mohamed Amin Al-Rakala. Pendant ce temps, Belarj a continué à purger sa peine jusqu’à ce qu’il obtienne une grâce royale.
L’affaire remonte au 27 juin 2009, lorsque Belliraj a été reconnu coupable d’avoir planifié des attentats au Maroc, perturbé des activités commerciales en Europe, mené de vastes opérations de blanchiment d’argent et fait du trafic d’armes, ce qui a conduit le tribunal à le condamner à la réclusion à perpétuité.
Le procès a été l’une des affaires les plus médiatisées dans la lutte du Maroc contre le terrorisme, divisant les partis politiques entre partisans et critiques du procès. Certaines organisations de défense des droits de l’homme ont également estimé que l’affaire avait des dimensions politiques et ont remis en question l’équité des décisions.
Lors de l’audience de détermination de la peine, le tribunal a été témoin des protestations des familles des détenus, qui ont organisé une veillée pour dénoncer les décisions, les jugeant injustes et affirmant que l’affaire avait fait l’objet d’ingérences de la part d’organismes non judiciaires.
Les peines allaient de la prison à vie pour Belarj à 30 ans pour un certain nombre d’accusés, dont Abdel Latif Bakhti et Hussein Breghesh, qui avait plus de 70 ans au moment du jugement.
Le procès a suscité un large débat sur l’indépendance du pouvoir judiciaire et la nature des accusations portées contre les accusés, dans un contexte d’appels à réexaminer l’affaire et à reconsidérer ses circonstances.
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